Les louves de Machecoul
  
Share this book    
Filles jumelles et bâtardes d’un ancien combattant royaliste de 1793, le marquis de Souday, Mary et Bertha, auxquelles on prête, bien à tort, une sulfureuse réputation, sont cruellement surnommées « les louves de Machecoul ». Loin de ces médisances, elles vivent sereinement leur solitude jusqu’au jour où le sort place sur le chemin deux nouveaux personnages : le baron Michel de la Logerie, fils d’un bourgeois enrichi par l’Empire, et Marie-Caroline de Bourbon, duchesse de Berry, qui veut offrir le trône de France à son fils en réveillant l’esprit royaliste vendéen.
Dès leur première rencontre, les jeunes filles s’éprennent de Michel qui, pour sa part, tombe sous le charme de la douce Mary et s’engage, par amour pour elle, aux côtés de la duchesse. Suite à un malentendu, Marie-Caroline croit Michel amoureux de Bertha et obtient du marquis son accord au mariage des jeunes gens, contre l’avis de Jean Oullier, lequel est lié par un lourd secret au père de Michel (on découvrira peu à peu que Jean, ayant découvert que le père du jeune homme avait dénoncé Charette, a rendu justice et assassiné lui-même le traître), et au grand désespoir de Mary qui choisit de s’effacer.
Tandis que d’ordres en en contre-ordres, l’insurrection vendéenne échoue, les deux amants se retrouvent, s’avouent leur amour et obtiennent l’aide de la duchesse qui, consciente de son erreur, veut la réparer en parlant à Bertha.
Mais le temps lui manque pour mette son projet à exécution : Bertha, qui doit pourtant rejoindre la duchesse pour l’informer qu’elle doit fuir, découvre que Michel a été trahi par le sournois Courtin. Elle court avertir le jeune homme, le surprend avec sa sœur, ne peut empêcher qu’il soit arrêté et cherche vainement à prévenir Marie-Caroline, arrêtée à Nantes.
Dix ans plus tard, mariée à Michel, Mary recueillera le dernier souffle de sa sœur, cloîtrée dans un couvent et qui n’a jamais cessé d’aimer le jeune homme.
Show more